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Buccelati

Buccellati

Buccellati, créée en 1919 par le « Prince des orfèvres », Mario Buccellati, est le fruit d’un siècle de tradition et de créativité. La Maison s’inspire des modèles uniques du Moyen Âge ou de la Renaissance pour créer des bijoux artistiques et intemporels, le tout dans un esprit « Milanesità ».

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Les bijoux Buccellati, ou l'or travaillé comme un tissu

Transposer un motif de dentelle sur une plaque d'or. Mario Buccellati s'est fixé ce défi au sortir de la Première Guerre mondiale, et il a suffi à fonder un style. Un siècle plus tard, les bijoux Buccellati se reconnaissent toujours à cette manière de traiter le métal comme un textile, gravé, percé ou tissé, plutôt que comme un support destiné à recevoir des pierres. Élysées Horlogerie est dépositaire Buccellati à Paris.

Mario Buccellati, le Prince des orfèvres milanais

Né à Ancône en 1891, Mario entre en apprentissage chez les orfèvres Beltrami et Besnati, via Santa Margherita, entre la Scala et la Galleria. En 1919, il reprend leur affaire et ouvre sa propre boutique à la même adresse. Rome suit en 1925, Florence quatre ans plus tard. De ces années milanaises, il retient un mode d'élégance discrète, la milanesità, qu'il transpose dans l'orfèvrerie et exporte ensuite dans le monde entier. Son amitié avec Gabriele D'Annunzio, née d'une rencontre devant la boutique en 1922, laisse derrière elle quatre-vingt-trois lettres et une série d'objets gravés à la demande du poète.

Rigato, telato, segrinato : trois manières de faire vibrer l'or

La gravure est le socle du travail de la Maison, et elle se décline. Le rigato aligne des lignes parallèles très fines, tracées au burin, jusqu'à donner à l'or un éclat soyeux de textile ; il atteint son plus haut degré dans la collection Macri. Le telato croise les hachures à angle droit et rend une texture de toile, moins lumineuse mais plus dense. Le segrinato superpose des points croisés dans toutes les directions et produit une lumière veloutée, celle qu'on retrouve sur les pétales et les feuilles sculptés. Trois gravures, trois façons de réfracter la lumière sur un même métal.

Le tulle Buccellati, une dentelle percée à la scie à main

L'autre pilier est l'ajourage. La technique dite du tulle, ou nid d'abeille, consiste à percer la feuille d'or d'un réseau de minuscules trous polygonaux. Chaque cellule est reprise au moins cinq fois à la scie à main avant que le dessin soit jugé régulier, ce qui explique le temps passé sur une seule pièce. La variante raggiera organise ces ouvertures en rayons autour d'un centre, principe sur lequel repose la ligne Opera Tulle. Mario s'était inspiré des broderies vénitiennes de Burano, dont il voulait retrouver la trame raréfiée dans le métal.

Quand l'or se fait fil ou feuillage

Le filo ritorto extrude l'or en un fil d'une finesse extrême, torsadé sur lui-même puis roulé en cercles. Des dizaines de ces anneaux enchaînés forment les bracelets et les sautoirs Hawaii, souples et mobiles à la lumière. Le vocabulaire végétal appartient à Ramage, où des feuilles d'or gravées une à une s'enchevêtrent et reçoivent de petits diamants. Les losanges stylisés de Rombi relèvent du même goût pour la nature ramenée à la géométrie.

Ce qui distingue un bijou Buccellati d'une pièce sertie classique

La différence se joue sur le rapport entre le métal et la pierre. Sur une bague de joaillerie classique, le diamant occupe le premier plan et l'or reste en retrait. Chez Buccellati, l'or gravé tient la surface et les pierres viennent ponctuer. D'où des pièces qui se portent au quotidien, dont l'effet dépend de la lumière rasante plutôt que du carat. D'où aussi un choix qui se fait souvent au toucher, la texture du rigato ou du tulle se percevant sous le doigt avant de se voir.

L'Eternelle, l'anneau sans début ni fin

Dans les années 1940, Mario Buccellati imagine une bague conçue comme un cercle sans commencement ni fin, l'Eternelle. On la retrouve aujourd'hui dans presque toutes les lignes de la Maison. Chez Élysées Horlogerie, maison familiale du quartier des Champs-Élysées, elle voisine avec les créations de Cartier, autre maison du groupe Richemont. Son bord travaillé en modellato, gravé en relief comme une micro-sculpture, reste le détail que l'on regarde en premier lorsqu'on retourne la bague entre ses doigts.

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